Gros Bonnets, Grosses Légumes
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  • 0 - Un p'tit blanc
  • 1 - Ca sert à quoi
  • 2 - L'air du temps
  • 3 - La loi des séries (Saison 1)
  • 4 - C'est pas mon truc
  • 5 - Vénus Titan ou bien Mars
  • 6 - Les âmes baladeuses
  • 7 - Escape Game
  • 8 - Bonsoir monsieur
  • 9 - Hypocondriac blues
  • 10 - La loi des séries (Saison 2)
  • 11 - Un type super
  • 12 - Un quart d'heure plus tard
  • 13 - Vers la lumière
  • 14 - Ni golden ni emmy (trailer)


song Un p'tit blanc
song Ca sert à quoi
song L'air du temps
song La loi des séries (Saison 1)
song C'est pas mon truc
song Vénus Titan ou bien Mars
song Les âmes baladeuses
song Escape Game
song Bonsoir monsieur
song Hypocondriac blues
song La loi des séries (Saison 2)
song Un type super
song Un quart d'heure plus tard
song Vers la lumière
song Ni golden ni emmy (trailer)
album

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Monsieur X, un individu d’apparence « normale », a été observé dans un état de complète dissociation cognitive et comportementale, qui semble défier les normes sociales et psychologiques en vigueur. L'homme en question, d’une blancheur d’apparence parfaite, dégage une rigidité corporelle notable. L'individu semble être animé par une étrange obsession : une quête irréaliste visant à s’approprier l’essence même de la noirceur, non pas dans un sens physique, mais d’un point de vue culturel et social, plus précisément en cherchant à s’inscrire dans une identité qu'il perçoit comme plus authentique et dynamique. Il affiche une volonté manifeste de fusionner avec un rythme – une musique qui échappe à l’audition des personnes dans son entourage immédiat. Il semble attiré par des sonorités que seul son esprit, ou du moins son esprit délirant, peut percevoir.

En journée, Cette personne se plait à écouter, sur un appareil sonore portable qu’il transporte constamment, une musique d’un genre très spécifique : la soul. La fréquence de cette écoute semble augmentée lors des moments de solitude. Il semble s'imaginer se retrouvant en scène, sur des planches mythiques d’Harlem ou du Bronx, baigné dans la lumière imaginaire de ces lieux, porteur d’une coiffure afro volumineuse, revêtu de platform boots exagérées, tel un acteur en pleine représentation d’une époque révolue, qu’il perçoit comme l’incarnation même du style et de la liberté.

Ce même individu entretient une relation obsessionnelle avec la télévision. Chaque soir, en dehors des heures normales de sommeil, il s’installe sur un canapé avec l'intention manifeste de se livrer à une immersion totale dans des récits télévisuels. Des récits où des personnages fictifs, à la fois héroïques et antagonistes, s’affrontent dans des mondes parallèles. Cependant, dans son esprit perturbé, les frontières temporelles et spatiales se sont effondrées : il mélange et déforme les personnages et scénarios issus de différentes œuvres.

Ainsi, selon les éléments relevés, Captain Kirk (commandant d’un vaisseau spatial futuriste) se retrouve en alliance avec Eleven (enfant dotée de pouvoirs psychiques, d’une dimension totalement différente), tandis que Sheldon Cooper (personnage méthodique et intellectuellement surévalué) forme une équipe improbable avec Tony Soprano, le mafieux italo-américain. Plus encore, des figures mythiques telles que Dracula, la créature immortelle et monstrueuse, s’allient avec Voldemort, le seigneur des ténèbres, pour manipuler les événements dans des desseins sinistres. Ces alliances impossibles montrent la dissolution des codes narratifs et la perturbation complète des archétypes. Dans ce délire cognitif, les mondes parallèles s’entrelacent de manière chaotique : les survivants de The Walking Dead, errant parmi des paysages dévastés, se mélangent avec les Marcheurs Blancs de Game of Thrones. Sabrina (l'apprentie sorcière) se retrouve confrontée aux mystères d'Harry Potter, tandis que Sherlock Holmes collabore avec Fox Mulder et Dana Scully dans des enquêtes surnaturelles sans fin. La tension dramatique entre ces figures opposées, cette altération de la narration classique, rend l’ensemble difficilement compréhensible. Les dialogues iconiques des personnages sont aspirés dans une spirale sans logique apparente, où l'humour décalé s’entrelace avec des moments d'intensité poignante, sans ligne directrice.

Lors des premières heures du matin, l'individu semble complètement absorbé par les vestiges de ces aventures psychotropes. Il flotte dans un état intermédiaire, là où la frontière entre la fiction et la réalité s'efface lentement, ne laissant qu'un flou mélancolique. Son esprit, jadis alimenté par les représentations télévisuelles, semble maintenant naviguer sans direction, dans un continuum sans fin d'images fragmentées, de séquences sans dénouement. Le processus de son immersion dans cet univers parallèle semble dépasser les capacités normales d'un cerveau humain, comme si les épisodes, tels des maillons d’une chaîne gigantesque, s’enchaînaient sans répit, construisant une sorte de folie télévisuelle continue. L’individu, désormais dans un état de somnolence profonde, ronfle légèrement. Son sommeil semble rythmé par une guitare mythique, celle du personnage Shaft, tandis que des éclats de lumière, au gré d’une imagination débridée, remplissent les recoins de son esprit. C’est un cycle perpétuel, où il semble se perdre et se retrouver dans les limbes d’une pensée déconnectée de toute forme de réalité. Il est une marionnette, jouée par un showrunner inconnu, dans une émission qui ne prendra jamais fin. La notion de temps et d’espace est réifiée, et il est possible que cette spirale ne connaisse jamais d’issue.

En conclusion, cet individu présente des symptômes qui défient les compréhensions traditionnelles de la conscience, mélangeant réalité et fiction à tel point qu’il semble s’agir d’un cas extrême de confusion psychotique induite par l'exposition excessive à des récits fictionnels, amplifiés par des interactions culturelles complexes. Il est recommandé d’étudier de près cette pathologie afin de mieux comprendre l’impact des influences médiatiques modernes sur l’esprit humain. Nous proposons de nommer ce nouvel état de conscience le Funktasmagrorisme. En conséquence de quoi, une chose est sûre aujourd’hui ce monsieur est Funktasmagroric !


Cet album correspond à une double envie : d’une part d’utiliser des cuivres à gogo et faire un album qui ait la pêche, et d’autre part de faire du name dropping à propos des séries télévisées devant lesquelles, il faut bien le reconnaitre, nous passons une part non négligeable de notre temps. Pour le premier objectif, je suis tout à fait conscient de ne pas être armé pour le funk et la soul : je n’ai pas la voix, je n’ai pas le swing. L’idée était de jouer un peu du blanc qui veut faire du funk, d’où la chanson introductive. Le reste de l’album reste sur la couleur cuivre. Pour le second, je voulais faire quelques chansons orientées série (sans en faire tout un album, j’ai cherché un angle pour parler des séries de mon enfance et aussi des séries actuelles. D’où saison 1 et saison 2, et puis une chanson qui clos l’album (« ni golden ni emmy ») sur le sens de la vie…

Côté musique, la première face commence par un funk moderne un peu rappé avec plein de cuivre et des pêches vocales pour conclure chaque phrase (dites généralement par des voix black). Ensuite un morceau un peu seventies avec Fender Rhodes, et grosse basse. La suivante est un rap/funk avec guitare et grosses pêches de cuivres. La saison 1 de « La loi des série « enchaine avec un refrain lui aussi assez cuivré. « C’est pas mon truc » est plus soul, avec un piano jazzy. Venus est également assez piano électrique, avec des soli de synthé très seventies. La seconde face démarre sur un rap (à ma façon) avec grosse guitare et grosse batterie, on enchaine sur un funk bien cuivré et plein de wahwah, Le morceau suivant est wahwah et percu seventies, puis arrive la saison 2 de « la loi des séries » qui est atypique. L’album se termine par « Ni golden , ni emmy » une chanson acoustique avec un p’tit solo de synthé pour finir. La chanson fait suite à « Vers la lumière » une chanson bien soul à base de B3 Hammond et de vocalises de gospel.

Côté série, l’idée était de pouvoir insérer, pour chaque série, un extrait de son générique ou quelques séquences caractéristiques (« je n’suis pas un numéro ! ») en les intégrant avec la musique. A tout seigneur tout honneur, la saison 1 débute sur « Chapeau melon et botte de cuir » (quel joli titre) avec son générique si caractéristique et se poursuit sur « Amicalement vôtre » et enchaine les évocations. Le refrain parle du côté addictif, et un peu régressif de ces séries. Pour la saison 2, qui parle de séries plus ou moins actuelles, l’angle était de nier les apprécier mais d’en avoir une connaissance démontrant le contraire : Je ne suis pas fumeur, mais je préfère les Camels aux Marlboros. Pour la plupart des séries, des éléments de dialogue sont également insérés sur la musique. Le morceau monte rudement jusqu’à l’évocation de « Game of Thrones ». « Ni golden ni emmy ») conclue l’album en établissant un parallèle entre les ingrédients qui font le succès d’une série et le sens de la vie…