Gros Bonnets, Grosses Légumes
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  • 0 - Le Karma de M'sieur Tou'l'monde
  • 1 - Les Zindoux
  • 2 - Ma petite jungle
  • 3 - Un film de Bollywood
  • 4 - Comment Savoir
  • 5 - Intouchables
  • 6 - Les Jolis coeurs
  • 7 - On n'est pas tous égaux
  • 8 - Le Chanteur sans oreille
  • 9 - Le monde est p'tit
  • 10 - Le Patron
  • 11 - A Bangalore
  • 12 - Beaucoup trop belle
  • 13 - India Song


song Le Karma de M'sieur Tou'l'monde
song Les Zindoux
song Ma petite jungle
song Un film de Bollywood
song Comment Savoir
song Intouchables
song Les Jolis coeurs
song On n'est pas tous égaux
song Le Chanteur sans oreille
song Le monde est p'tit
song Le Patron
song A Bangalore
song Beaucoup trop belle
song India Song
album

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Ouvrez vos yeux ! Ouvrez vos oreilles ! et écoutez la vraie musique, celle qui vibre au plus profond de l’être, celle qui, à chaque note, redonne vie aux cœurs fatigués et aux âmes brisées. Non, ce n’est pas dans ces airs grunge ou indie rock produits à la chaîne, qui flottent autour de nous comme une brume de néant, que vous trouverez cette musique sacrée ! Non ! Ce n’est pas ces musiques soi-disant sauvages jouées par des rebelles apprivoisés, ces illusions dansées, ces mascarades orchestrées par des mains qui comptent, et non par des mains qui créent. Ces soi-disant "musiciens" qui se cachent sous des masques de rébellion, pensant qu’un cri dissonant ou une guitare éraillée pourra réveiller l'esprit humain ! Ah, mais comment pourraient-ils, eux qui ne connaissent que la superficialité de leur scène éphémère, prétendre comprendre la profondeur de l’âme humaine ?

Ne vous y trompez pas ! Ces figures pitoyables, ces marges minables qui se parent de guitares faussement usées et de vêtements déchirés comme des signes extérieurs de révolte, ces esprits en quête d'une gloire passée qui se vautrent dans la boue d’une antiesthétique. Ces figures sont loin de tout remettre en question, elles nourrissent en réalité les rouages de l’industrie qu’elles prétendent abattre. Car voyez-vous, ces prétendus "rebelles" ne sont que des poupées de chiffons dans une grande pièce de théâtre dénuée de sens, une comédie tragique où le véritable acteur, celui qui tire les ficelles, n’est autre que l’industrie elle-même. Ne vous laissez pas abuser par leurs postures ridicules et leurs cris de haine ! Leur musique n’est qu’un simulacre, un écho sans profondeur de ce qu’elle pourrait être. Leur dégoût apparent du conformisme n’est qu’une autre forme de conformisme, celui du marché qui exploite leurs faiblesses pour mieux plier les masses sous sa coupe.

Car voyez-vous mes amis, la vraie musique n'est pas celle qui frappe l’âme dans un accès de rage. Non ! La vraie musique, la véritable, celle qui nous touche et qui nous élève, ne cherche ni la confrontation, ni l’isolement. Elle brille, elle rayonne, elle éclaire les ténèbres de la désespérance. Elle est portée par des musiciens habillés de splendeur, non pas d'un uniforme stérile et dénué de sens, mais de costumes étincelants, chatoyants, vibrants de vie. Ceux-là ne se contentent pas de jouer, non ! Ils nous emmènent au-delà des frontières de notre réalité, où les corps et les esprits fusionnent dans une danse effervescente, comme une explosion de lumière dans un ciel sans nuage. La vraie musique, celle qui transcende, celle qui transforme, c’est celle qui, à chaque mouvement, à chaque pulsation, donne naissance à un monde nouveau, un monde où la couleur éclate et où la lumière jaillit de l’intérieur même des sons.

Ah, mes chers amis ! La musique authentique n’est pas celle qui se contente de séduire. Non, elle éveille, elle élève. Elle nous parle des combats de l’âme, de la lutte contre les ténèbres, des douleurs secrètes et des triomphes éclatants. Elle ne cherche pas à apaiser l’esprit pour mieux le soumettre à l’indifférence du quotidien ; elle le pousse à la révolte, à la recherche inlassable de ce qui est au-delà de nous. Chaque chanson, chaque chant, est une victoire contre l’obscurité, une allégorie des combats innombrables que l’être humain doit mener. L’amour, oui, l’amour, l’amour fou, l’amour pur, voilà ce qui résonne dans la vraie musique ! Dans ses sons s’entrelacent les échos des amants, des héros, des ennemis éternels, mais toujours, dans son essence même, l’espoir demeure intact : un monde meilleur, un monde où l’amour et la vérité prévalent toujours sur la terreur et le chaos.

La vraie musique ne nous divise pas, elle nous unit, elle rassemble les fragments épars de nos vies brisées et les réunit dans une harmonie universelle. Oui, la vraie musique transcende les frontières, elle dépasse les nations et les races. Elle ne connaît ni le temps ni l’espace. Elle nous parle de notre humanité commune, des rêves et des luttes qui nous définissent. Alors, réveillez-vous ! Ouvrez vos oreilles, ouvrez vos cœurs, et laissez-vous emporter par cette mélodie divine, par cette vague irrésistible. Ne vous laissez pas séduire par la fausse révolte de ceux qui se sont faits les instruments de la machine qu’ils prétendent combattre. Laissez-vous envahir par la vraie musique, celle qui n’est pas qu’un bruit dans l’air, mais une quête éternelle, un combat sacré. Parce qu’en fin de compte, la musique, la vraie musique, celle que nous avons tous en nous, est le seul moyen d'atteindre ce sommet vertigineux où l’âme humaine, enfin libérée, pourra s'épanouir. Et cette musique a une couleur, une couleur qui brûle d’intensité, qui bouscule, qui éclaire tout sur son passage, une couleur vibrante et inaltérable, et cette couleur, c’est l’indigro !


Je fais partie de ceux qui ont eu la chance d’être plongés, pendant neuf heures dans le souffle, les décors, les costumes du Mahâbhârata de Peter Brook aux Bouffes du Nord. Une épopée magique, fascinante, profonde. A une époque, j’ai aussi lu pas mal de bandes dessinées indiennes sur les batailles mêlant les dieux et les rois, et déliré sur ces films de Bollywood avec leurs chorégraphies kitchs et leurs histoires d’amour ringardes. Et puis aussi, j’adore les Râgas intégrés à certaines productions d’ECM, les danses Bharata natyam ou Kathak et ce Tâla vocal qui expose le rythme. Mais au bout du compte, l’inde est un continent dont la culture nous échappe pour l’essentiel.

L’idée de base d’indigro était de faire un album mélangeant allègrement les sons du rock indie et de la musique indienne. C’est aussi le premier album dont le titre joue sur la syllabe « gro » au sein d’un mot. C’est enfin le premier album où la pochette est conçue et pas reprise d’un artwork existant. Indigro c’est Sarod, et Cithare électrique sur rythme binaire à la mode gros, en quelque sorte. Contrairement à ce que pourrait laissé penser l’introduction, j’aime beaucoup le rock indie américain, j’aime le côté rugueux, authentique de cette musique un peu marginale et j’avais envie d’y mêler des sons et des rythmes indiens. Ça donne un curieux mélange qui correspond à peu près à l’intention originale. Les sept premières chansons forment la face A de l’album, elles enchainent les thématique indouisantes à la fois au niveau musical et au niveau de paroles : le Karma, les Himalayas, la jungle, les films de Bollywood, les castes etc… La face B est plus disparate, elle parle plutôt de l’opposition nord-sud et se termine sur une reprise de India Song, dite avec beaucoup d’humilité.